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Majorque > LA GRANDE BALEARE

 

 

 

Bénie des dieux,

 

Majorque,

 

apparaît à tous

 

ses visiteurs,

 

depuis l'Antiquité,

 

comme une perle dorée

 

posée sur un coussin

 

de verdure

 

dans un écrin d'azur.

 

Jacques Ier

 

en fit son royaume.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Majorque est la plus grande île de l'archipel des Baléares. Son climat, sans grande variation de température, en fait depuis toujours un lieu privilégié pour les vacances. Sur une étendue de 3 640 km2, ses paysages offrent une variété remarquable. Au nord, s'élèvent les montagnes abruptes de la Tramuntana dont le sommet culmine à 1 445 mètres avec le Puig-Major. L'intrieur est occupé par une vaste plaine fertile appelée Es Pla, prolongée au nord-est par l'immense baie d'Alcudia. Puis, vient la côte orientale, découpée de calanques dont un grand nombre sont encore immaculées tout comme au Sud, nommé Migjorn, plus sec et rocailleux. En bref, un littoral, de près de 550 kilomètres, agrémenté de falaises vertigineuses, de criques discrètes, de larges baies et de plages sablonneuses qui forment l'un des bords de mer les plus appréciés de la Méditerranée.

 

Hélas, Majorque subit une image de tourisme de masse qui lui colle à la peau depuis quelque temps déjà. Aussi, le gouvernement des Baléares, conscient aujourd'hui de l'importance du cadre de vie et de l'environnement, fait-il détruire ou transformer d'anciens hôtels construits il y a vingt ou trente ans.

 

 

Et, actuellement, la hauteur des nouveaux bâtiments est limitée à quatre étages dans a plupart des communes. Mais la majorité des architectes propose plutôt des villages ou des ensembles constitués de petites maisons. La culture architecturale des Baléares revient en force : villas blanches chaulées pour les stations balnéaires et pierres apparentes pour les demeures rustiques des campagnes.

 

Incrustez-vous dans un rythme qui s'arrête chaque jour vers 14 heures et ne reprend qu'après 17 heures (l'été, il fait vraiment trop chaud pour sortir). La plupart des estivants limitent leurs loisirs à la plage « au pied de l'hôtel », voire pour les plus courageux, à l'intimité d'une petite crique encore vierge, accessible uniquement par bateau ou par des petits chemins traversant parfois des propriétés privées. Ajoutez les boîtes de nuit et vous avez les activités les plus à la mode de l'archipel. Pourtant, Majorque possède encore des recoins ignorés dans l'arrière-pays, ainsi qu'une culture et une histoire qui méritent que chaque visiteur lui consacre une partie de son séjour.

 

 

La meilleure façon de découvrir l'île est encore de louer une voiture sur place (c'est moins cher) . Le parc automobile est récent et abondant. De plus, le réseau routier est en parfait état et l'autoroute, qui longe la baie de Palma, chemine jusqu'à Inca.

 

 

Ne soyons pas nostalgique, Majorque est une île moderne. Et même si l'on ne voit plus aussi souvent ces paysans, un peu somnolants, assis sur leur âne trottant le long des chemins, à quelques minutes de route des centres urbains, on découvrira des ambiances paysannes. Au détour d'un village, vous pourrez facilement vous joindre à une fête folklorique, imprégnée d'un héritage mauresque qui n'a jamais totalement disparu. N'hésitez pas à parcourir les champs d'oliviers. On dit que les plus tortueux d'entre eux ont plus de mille ans. En février, tout Majorque est en fleur. La couleur « neige argentée » des amandiers ponctue toute la gamme des verts accrochés aux terrasses des coteaux.

 

La majorité des Espagnols parle le castillan. Ici, c'est le catalan qui domine depuis le XIIIe siècle. Pas de panique, le bilinguisme a droit de cité. Attention quand même, les plaques des rues et les noms des villages optent généralement pour le catalan, alors que les plans sont souvent imprimés en castillan. Et, histoire de faire simple, les îliens utilisent en plus un dialecte qui leur est propre : le mallorqui, à Majorque, Yeivissec à Ibiza et le minorqui à Minorque, ce dernier étant en plus fortement imprégné d'un siècle de présence anglaise.

La plupart des hôtels dispensent une cuisine internationale. On peut leur préférer une multitude de restaurants petits ou grands et notamment les fameux cellers (anciens celliers transformés) qui servent une cuisine populaire particulièrement riche et savoureuse. On doit toutefois s'adapter à l'utilisation presque abusive de l'huile d'olive, à l'omniprésence de l'ail et aux heures tardives des repas (pas avant 14 heures et 21 heures).

 

 

En attendant ceux-ci, il est possible de grignoter dans la journée une pléiade d'en-cas. Au menu : pa amb oli, bocadillos, tapas et les fameux caracoles... Sans parler de la délectableensaimada,le symbole du petit déjeuner typique des Baléares. Il s'agit d'une pâtisserie en forme de spirale, saupoudrée de sucre et confectionnée à partir de farine, d'œufs et de saindoux.

 

 

 

 


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