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Majorque > LA COTE OUEST

 

 

 

 

La côte Ouest de Majorque se partage entre un bord de mer « bétonné » et l'intérieur des terres qui offre ses paysages toujours généreux en couleurs.

 

 

 

 

 

En quittant Palma par le paseo Maritimo en direction d'Andratx, vous parcourez la baie de Palma et ses plages les plus célèbres, peuplées à toute heure par des baigneurs qui font leur plein de soleil. Dans l'ordre, vous traversez Cala Mayor où se trouve la résidence d'été du roi Juan Carlos : Mar y Vent. Continuez jusqu'à Illetes, du nom des trois rochers qui émergent de l'eau, avec ses palaces qui dominent des petites plages privées dans les calanques, sans vous arrêter à Ca's Catala, véritable fourmilière pendant la saison touristique. Admirez ses villas fleuries au milieu des pins. Un peu plus loin, Portais Nous a la réputation d'être le port de plaisance le plus huppé des Baléares. Cela doit être vrai, s'il faut en juger d'après le nombre et la dimension des yachts qui y jettent l'ancre. A quelques encablures, Palma Nova est chaque année envahie par les Allemands tandis que la plage suivante, Magalluf, est surtout un fief anglo-saxon. Malheureusement, sur la plupart de ces plages, le béton est de rigueur.

 

 

 

A Santa Ponsa, un donjon gothique et une tour de guet sont là pour témoigner du temps où les attaques par la mer étaient courantes. D'ailleurs, c'est là, et une croix en marque l'emplacement, dans la crique de Santa Ponsa que débarquèrent les troupes catalano-arago- naises qui devaient changer le cours de l'histoire des Baléares. La route qui conduit à Andratx passe près de très beaux endroits de la côte. Cabo Andritxol et la plage bien abritée de Camp de Mar sont des lieux à recommander. Le port d'Andratx est un petit centre de pêcheurs et d'estivants qui se penche sur une rade tranquille entourée de pinèdes. Las des raids des pirates turcs qui détruisaient et pillaient régulièrement Andratx, les habitants s'exilèrent à quelque cinq kilomètres à l'intérieur des terres, tout comme beaucoup d'autres populations du bord de (ou Sant Elm) est la base idéale pour aller visiter l'île déserte de la Dragonera. Vous pourrez aussi monter jusqu'aux ruines du monastère Sa Trappa d'où l'on découvrira des à-pics vertigineux.

 

 

 

 

Portals Nous

 

 

Ensuite, l'itinéraire emprunte la route qui longe la côte. En prenant la départementale 710, on atteint rapidement le mirador (point de vue) de Ses Ortigues qui domine une très belle suite de criques accessibles uniquement par la mer. Sans changement de paysage, la route continue jusqu'à Estellencs, un village aux pentes très accentuées. De là, on peut descendre à pied jusqu'à la crique, mais attention, le chemin est quelque peu précaire.

 

La plage de Magalluf

 

Il faut se rendre ensuite jusqu'au village perché de Banyalbufar, l'un des endroits les plus intéressants de l'île. Les versants en terrasses retiennent des terres peu abon­dantes mais bien irriguées depuis les hauteurs et sur lesquelles des amandiers, des abricotiers, des vignes... sont cultivés. Les falaises, dominées par des tours de guet, donnent une image parfaite de ce paysage typiquement méditerra­néen. Son Bunyola, une posses­sion (grande entreprise) voisine, et le mirador de Ses Animes du XIVe siècle méritent une visite. A l'écart de la foule, le port d'Es Canonge, accessible au nord de Banyalbufar par une route minuscule, cache un délicieux petit restaurant installé sur la plage. Une halte bienvenue à l'heure du déjeuner et toute proche des maisons de pêcheurs.

 

 

 

De là, on se dirige dans l'arrière- pays vers Esportes pour faire une pause à La Granja. Même si toute l'année, les autocars y déversent des flots de touristes, il faut abso­lument parcourir cette magnifique finca des XVIIe et XVIIIe siècles transformée en mv ~ée vivant du patrimoine artisanal et industriel de Majorque. La source de La Granja était déjà célèbre au temps des Romains. Pendant plusieurs siècles, elle fut aux mains des moines cisterciens pour devenir aujourd'hui une propriété privée. La maison de maître présente une architecture élégante avec une magnifique loggia. La visite de La Granja compte une soixantaine d'étapes et reste l'un des rares endroits où l'on peut encore voir des Majorquins en costume local. Les jardins, mêlés de ruisseaux qui entourent la demeure, apportent une fraîcheur et une douceur qui nous transportent dans le passé. Chaque jour, un spectacle de danses folkloriques a lieu et l'on peut déguster les produits du domaine

.La Granja, un véritable musée vivant de la culture majorquine.

 

 

 

La route très sinueuse qui mène à Puigpunyent, traverse de jolis petits villages typiques. Bientôt, la bourgade apparaît entre des versants couverts d'oliviers et d'amandiers, entourée de posses­sions parmi lesquelles on remarque Son Forteza et un superbe manoir du XVIIIe siècle. Poursuivez ensuite jusqu'à Galilea, autre village pittoresque qui vaut le coup d'œil. Pour rejoindre Capdellâ, une route difficile ser­pente à travers la montagne. Flâner un instant s'impose dans les ruelles et aux terrasses des cafés de cet attachant petit hameau, adossé au pied du mont Grua. Enfin, on arrive à Calvia, certai­nement la commune la plus riche de l'île. Les sièges administratifs des très lucratives sociétés qui gèrent les plages de la florissante côte méridionale y sont installés. Un « quartier d'affaires », en quelque sorte...

 

 

L'église gothique de Calvia.

 

 

 

 

 

 

 

Pour rentrer à Palma, on passera par Establiments où habitèrent quelque temps George Sand et Frédéric Chopin au domaine de Son Vent avant d'en être chassés par la vindicte populaire. ■

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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